Doctrine
Doctrine
La rupture entre Rome et la Fraternité s'est faite en deux temps au plan juridique. Mais la séparation est due à des problèmes plus profonds reposant sur l'expression du dogme de l'Église catholique.
Les points sensibles
Ainsi la FSSPX refuse l’aggiornamento et ce qu'elle nomme les mesures libérales du concile Vatican II, notamment :
* la liberté religieuse qui selon la FSSPX s'opposerait à la doctrine de la royauté sociale du Christ,
* la collégialité qui diluerait et lierait l'autorité pontificale en accordant trop de pouvoir aux conférences épiscopales,
* l'œcuménisme et ce qui serait son corollaire, l'abandon du prosélytisme ou de la mission,
* les modifications dans la liturgie.
Une réponse romaine
Le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du clergé énumère dans une lettre du 5 avril 2002 à Mgr Bernard Fellay plusieurs points de contestation, indiquant : « Je me permets (…) d'énumérer quelques-unes de ces attitudes et affirmations contradictoires dans lesquelles votre Fraternité semble s'être hasardée, qui suscitent la perplexité et sont en contradiction avec la Tradition de l'Église ».
S'agissant de la situation de l'Église catholique, le cardinal Castrillon-Hoyos dénonce la prétention qu'a, selon lui, la Fraternité de juger la hiérarchie catholique, jusqu'au pape. En particulier, il récuse comme « fau(sse)s et inacceptables » les accusations de la Fraternité selon lesquelles l'Église et la papauté auraient perdu la foi.
Sur le plan doctrinal, le cardinal Castrillon-Hoyos rappelle les enseignements du premier concile du Vatican, selon lesquels la papauté est exempte de tout risque d'erreur. Pour lui, le magistère pontifical de Jean-Paul II ne contredit donc pas l'enseignement antérieur de l'Église. Il rappelle que les « états de nécessité » invoqués par la Fraternité pour justifier les ordinations de 1988 sont toujours soumis au jugement du pape et ne peuvent être invoqués contre celui-ci ou en dehors de lui. Enfin, il reproche aux prélats de la Fraternité leurs « manques de charité » et leur ton volontiers polémique.[27]
Liturgie
La FSSPX célèbre exclusivement la messe selon le rite dit « de saint Pie V » ou Rite tridentin, en latin dans sa version de 1962 et rejette le rite de Paul VI (Novus Ordo Missæ), qui, selon elle, affaiblit l'expression de la doctrine sur le sacrement de l'Eucharistie. Ainsi, les disciples de Mgr Lefebvre dénoncent le caractère « équivoque » de la nouvelle liturgie qui serait, selon eux, susceptible de permettre une interprétation protestante de la messe. Ils reprochent notamment à la réforme liturgique d'avoir affaibli et obscurci la conception traditionnelle de la messe (tel que son caractère propitiatoire par exemple) afin de faciliter le dialogue avec les communautés protestantes. Pour la FSSPX, la modification de la liturgie traditionnelle est emblématique des modifications apportées par le concile Vatican II. Mgr Lefebvre écrit ainsi dans une déclaration du 21 novembre 1974 :
« On ne peut modifier profondément la lex orandi sans modifier la lex credendi. À messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l'orthodoxie et au magistère de toujours. »
Source : wikipedia
La rupture entre Rome et la Fraternité s'est faite en deux temps au plan juridique. Mais la séparation est due à des problèmes plus profonds reposant sur l'expression du dogme de l'Église catholique.
Les points sensibles
Ainsi la FSSPX refuse l’aggiornamento et ce qu'elle nomme les mesures libérales du concile Vatican II, notamment :
* la liberté religieuse qui selon la FSSPX s'opposerait à la doctrine de la royauté sociale du Christ,
* la collégialité qui diluerait et lierait l'autorité pontificale en accordant trop de pouvoir aux conférences épiscopales,
* l'œcuménisme et ce qui serait son corollaire, l'abandon du prosélytisme ou de la mission,
* les modifications dans la liturgie.
Une réponse romaine
Le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du clergé énumère dans une lettre du 5 avril 2002 à Mgr Bernard Fellay plusieurs points de contestation, indiquant : « Je me permets (…) d'énumérer quelques-unes de ces attitudes et affirmations contradictoires dans lesquelles votre Fraternité semble s'être hasardée, qui suscitent la perplexité et sont en contradiction avec la Tradition de l'Église ».
S'agissant de la situation de l'Église catholique, le cardinal Castrillon-Hoyos dénonce la prétention qu'a, selon lui, la Fraternité de juger la hiérarchie catholique, jusqu'au pape. En particulier, il récuse comme « fau(sse)s et inacceptables » les accusations de la Fraternité selon lesquelles l'Église et la papauté auraient perdu la foi.
Sur le plan doctrinal, le cardinal Castrillon-Hoyos rappelle les enseignements du premier concile du Vatican, selon lesquels la papauté est exempte de tout risque d'erreur. Pour lui, le magistère pontifical de Jean-Paul II ne contredit donc pas l'enseignement antérieur de l'Église. Il rappelle que les « états de nécessité » invoqués par la Fraternité pour justifier les ordinations de 1988 sont toujours soumis au jugement du pape et ne peuvent être invoqués contre celui-ci ou en dehors de lui. Enfin, il reproche aux prélats de la Fraternité leurs « manques de charité » et leur ton volontiers polémique.[27]
Liturgie
La FSSPX célèbre exclusivement la messe selon le rite dit « de saint Pie V » ou Rite tridentin, en latin dans sa version de 1962 et rejette le rite de Paul VI (Novus Ordo Missæ), qui, selon elle, affaiblit l'expression de la doctrine sur le sacrement de l'Eucharistie. Ainsi, les disciples de Mgr Lefebvre dénoncent le caractère « équivoque » de la nouvelle liturgie qui serait, selon eux, susceptible de permettre une interprétation protestante de la messe. Ils reprochent notamment à la réforme liturgique d'avoir affaibli et obscurci la conception traditionnelle de la messe (tel que son caractère propitiatoire par exemple) afin de faciliter le dialogue avec les communautés protestantes. Pour la FSSPX, la modification de la liturgie traditionnelle est emblématique des modifications apportées par le concile Vatican II. Mgr Lefebvre écrit ainsi dans une déclaration du 21 novembre 1974 :
« On ne peut modifier profondément la lex orandi sans modifier la lex credendi. À messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l'orthodoxie et au magistère de toujours. »
Source : wikipedia
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