Les controverses quant à la situation canonique
Les controverses quant à la situation canonique
Point de vue romain
Suite à une demande de Mgr Norbert Brunner, évêque catholique romain de Sion (Suisse), diocèse dans lequel sont situés, à Écône, le séminaire et la Fraternité Saint-Pie X, Rome, par l'intermédiaire de la Congrégation des Evêques et le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, émet cet avis :
1. Le droit canon revu en 1983 précise que le sacre d'évêque sans mandat du Saint-Siège cause une excommunication automatique (latæ sententiæ) du prélat qui ordonne et des ordinants. C'est à Rome que revient ensuite de rendre publique cette sanction. Par la lettre Dominus Marcellus Lefebvre[4] du 1er juillet 1988, le cardinal Gantin effectue cette procédure.
2. le délit de schisme est, pour le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, le processus d'éloignement de la communion hiérarchique[28]. En conséquence, le fait de persévérer dans la désobéissance à l'autorité légitime suite à l'acte schismatique de 1988, entraîne une scission entre la FSSPX et Rome.
Pour l'Église catholique, si tous les prêtres et évêques membres de la FSSPX sont validement ordonnés, leur statut juridique n'est pas conforme aux lois ecclésiales. En conséquence, baptême, eucharistie, confirmation, ordination et sacrement des malades sont tout à fait valides, même si effectués dans un cadre illicite. En revanche, pour être valides, les sacrements de pénitence et de mariage doivent être conférés par un ministre ayant reçu juridiction pour le faire. Pour ces deux sacrements, il y a donc doute sur la validité.[29]
Pour autant, le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé et président de la commission Ecclesia Dei explique le 13 novembre 2003 « Nous ne sommes pas face à une hérésie. On ne peut pas dire en termes corrects, exacts, précis qu’il y ait un schisme. Il y a, dans le fait de consacrer des évêques sans le mandat pontifical, une attitude schismatique. Ils sont à l’intérieur de l’Église. Il y a seulement ce fait qu’il manque une pleine, une plus parfaite – comme cela a été dit durant la rencontre avec Mgr Fellay – une plus pleine communion, parce que la communion existe. »
Mais le 23 février 2006, ce même cardinal précise dans un courrier au sujet du départ de séminaristes indiens de la FSSPX vers le diocèse : «Le témoignage de ces séminaristes donne raison aux sérieuses inquiétudes quant à la mentalité séparatiste qui les a entourés au séminaire de Goulburn ». Ainsi, pour lui, le schisme n'est pas consommé mais il peut le devenir. Il a confirmé cette opinion lors d'une interwiew le 16 mars 2007[30].
Source : wikipedia
Point de vue romain
Suite à une demande de Mgr Norbert Brunner, évêque catholique romain de Sion (Suisse), diocèse dans lequel sont situés, à Écône, le séminaire et la Fraternité Saint-Pie X, Rome, par l'intermédiaire de la Congrégation des Evêques et le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, émet cet avis :
1. Le droit canon revu en 1983 précise que le sacre d'évêque sans mandat du Saint-Siège cause une excommunication automatique (latæ sententiæ) du prélat qui ordonne et des ordinants. C'est à Rome que revient ensuite de rendre publique cette sanction. Par la lettre Dominus Marcellus Lefebvre[4] du 1er juillet 1988, le cardinal Gantin effectue cette procédure.
2. le délit de schisme est, pour le Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, le processus d'éloignement de la communion hiérarchique[28]. En conséquence, le fait de persévérer dans la désobéissance à l'autorité légitime suite à l'acte schismatique de 1988, entraîne une scission entre la FSSPX et Rome.
Pour l'Église catholique, si tous les prêtres et évêques membres de la FSSPX sont validement ordonnés, leur statut juridique n'est pas conforme aux lois ecclésiales. En conséquence, baptême, eucharistie, confirmation, ordination et sacrement des malades sont tout à fait valides, même si effectués dans un cadre illicite. En revanche, pour être valides, les sacrements de pénitence et de mariage doivent être conférés par un ministre ayant reçu juridiction pour le faire. Pour ces deux sacrements, il y a donc doute sur la validité.[29]
Pour autant, le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé et président de la commission Ecclesia Dei explique le 13 novembre 2003 « Nous ne sommes pas face à une hérésie. On ne peut pas dire en termes corrects, exacts, précis qu’il y ait un schisme. Il y a, dans le fait de consacrer des évêques sans le mandat pontifical, une attitude schismatique. Ils sont à l’intérieur de l’Église. Il y a seulement ce fait qu’il manque une pleine, une plus parfaite – comme cela a été dit durant la rencontre avec Mgr Fellay – une plus pleine communion, parce que la communion existe. »
Mais le 23 février 2006, ce même cardinal précise dans un courrier au sujet du départ de séminaristes indiens de la FSSPX vers le diocèse : «Le témoignage de ces séminaristes donne raison aux sérieuses inquiétudes quant à la mentalité séparatiste qui les a entourés au séminaire de Goulburn ». Ainsi, pour lui, le schisme n'est pas consommé mais il peut le devenir. Il a confirmé cette opinion lors d'une interwiew le 16 mars 2007[30].
Source : wikipedia
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