La FSSPX et le sédévacantisme
La FSSPX et le sédévacantisme
La situation irrégulière de la Fraternité Saint-Pie X entraîne une remise en cause de la soumission au pouvoir pontifical. Si la position officielle de la Fraternité est un clair refus du sédévacantisme[33], certains de ses membres ont pu conclure à la vacance du Saint-Siège. Les prêtres qui, tel l’abbé Claude Barthe[34] en 1980, ont exprimé cette opinion, ont été exclus immédiatement de la Fraternité.
La Fraternité et la politique
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X reprend la doctrine catholique quant à l'engagement en politique : « L'action politique, réellement politique, concrètement politique, fait partie du devoir d'état, même si ses modalités pratiques peuvent varier d'un individu à l'autre en fonction des capacités, des situations et des urgences »[35]. Mgr Tissier de Mallerais explique[36] que, selon les paroles du Christ « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 21) », le domaine temporel, celui de la société civile, et le domaine spirituel, celui de l'Église sont souverains chacun en son genre, sans pour autant devoir être dissocié. Pour lui, le bien commun, but de la société civile est lié au salut éternel, but de l'Église.
Dans ce contexte, les membres (clercs) de la FSSPX n'ont pas d'engagement politique partisan, car cela risquerait d'entraîner la confusion des domaines. En revanche, nombre de laïcs proche de cette fraternité ont un engagement politique. En lien avec la doctrine catholique, ils sont très opposés au communisme que le pape Pie XI a fermement condamné en 1937, par l'encyclique Divini Redemptoris. Ils sont aussi fidèles à l'enseignement des derniers papes sur le « droit à la vie » développé par l'encyclique Evangelium vitae en 1992. Ces fidèles refusent généralement de militer dans des mouvements ou partis qui ne sont pas en accord avec la doctrine morale de l'Église. C'est la raison pour laquelle l'abbé Laguérie, membre de la FSSPX jusqu'en 2004, avait reconnu en 1991 le Front national comme « le parti le moins éloigné du droit naturel ». En France et en Belgique, un certain nombre d'associations à buts politique, telle Belgique & Chrétienté se réclament de cette doctrine sociale de l'Église telle qu'elle est pronée par la FSSPX.
source : wikipedia