La position de la Fraternité Saint-Pie X

Publié le par Tradiland

 La position de la Fraternité Saint-Pie X

Du point du vue du droit français, les autorités de la Fraternité saint-Pie X ont elles-mêmes reconnu ne plus faire partie de l'Église catholique romaine pour pouvoir recevoir les dons et legs testamentaires bloqués du fait du refus de l'Église catholique de les considérer comme membre de ladite Église.

Dès les sacres de 1988, la FSSPX publie plusieurs articles justifiant ses choix. À la fin des années 1990, la FSSPX lance une campagne d'information auprès de ses fidèles. Un tract est largement distribué, proclamant en première page :

    « La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est-elle schismatique ? excommuniée ? Rome répond non ! Les fidèles peuvent-ils assister à une Messe de Saint Pie V célébrée par un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X ? Oui ! »

La base argumentaire repose sur plusieurs points :

L'état de nécessité
    En effet, lorsque l'extrême ou quasi extrême nécessité spirituelle de l'individu (danger de mort) ou la grave nécessité spirituelle d'un grand nombre (par exemple la diffusion incontestée d'une hérésie) le requièrent, et que le secours des Pasteurs ordinaires manque, toutes les limitations posées par le droit ecclésiastique tombent, et tout ministre de Dieu (prêtre ou Évêque) a le devoir de faire, donc légalement, même « sans l'autorisation nécessaire », tout ce qu'il peut validement faire par droit divin en vertu de son pouvoir d'ordre. S'il ne le faisait pas, il pécherait mortellement, parce que le droit divin naturel et positif oblige à secourir, chaque fois que c'est possible, toute personne en état de grave nécessité. (Voir, entre autres, Saint Alphonse Teologia Moralis, I.3, tract. 3 n. 27 et I.6, tract. 4, n. 560; F. Suarez De charitate disput. 9, sect. II, n. 4: Billuart De charitate disert. IV, art. 3; Saint Thomas S. Th. Suppli Q. 8 a. 6.3; Cappello Summa Iuris Canonici vol. I p. 258 n. 258 § 2.)[31]
La volonté de schisme
    Pour qu'il y ait schisme, selon le canon n°1364, il faut qu'il y ait volonté de créer une église parallèle. Or, pour la FSSPX, cette volonté n'a jamais existé, donnant pour arguments que lors de la messe les prêtres prient pour le pape régnant, que les sédévantistes sont exclus de la Fraternité, et que la Fraternité adhère totalement à la doctrine catholique. De plus, pour eux, Rome n'a jamais défini en quoi la FSSPX était schismatique.
L'invalidité des excommunication
    Citant le canon n°1323 « N'est punissable d'aucune peine la personne qui, lorsqu'elle a violé une loi ou un précepte, a agi forcée par une crainte grave, ou bien poussé par la nécessité, ou pour éviter un grave inconvénient, a commis une violation… » ainsi que le canon n°1324, qui réduit la peine pour celui qui se croyait en état de nécessité, la FSSPX défend le fait que s'il y a eu acte schismatique, les circonstances atténuantes de ces deux canons font que le terme d'excommunication n'aurait pas dû être prononcé et que celle-ci est par là-même invalide[32].

Source : wikipedia
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Publié dans La FSSPX

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